Né à Marseille en 1962, Michel Sedan est très tôt immergé dans l’univers photographique de son grand-père et de son parrain, tous deux grands voyageurs et photographes avertis.
Très vite, il sait que son avenir se passera d’études supérieures et que l’empirisme photographique deviendra son credo.
Des rencontres comme celles de Marcel Coen, Fédérico Cimatti ou Denis Jobron entérineront son envie de devenir photographe professionnel. Avec eux, il apprendra les règles de la composition, les techniques de studio et l’alchimie du laboratoire. Il réalisera sa première commande avec le catalogue Madeleine Vionnet pour le musée de la mode de Marseille.
Mais c’est lors de ses voyages aux Etats-Unis, Australie, Brésil…qu’il trouve son terrain de jeux: le plaisir de l’extérieur et de la lumière naturelle. Il déménage à Paris où son activité se développe, et s’enchaînent alors campagnes publicitaires, séries de mode et portraits pour des magazines internationaux. En parallèle, il aiguise son travail personnel sur d’intimes instants, qui l’amènent de la route de «Busca vida» à « contre-nature »… du portrait à la dépouille. Malgré l’exploration de nouvelles techniques digitales, il reste attaché au procédé argentique, qui pour lui garde tout son mystère.
Thème récurrent, l’eau s’infiltre souvent dans son travail comme un besoin de liberté. Epris du corps de la femme, il l’associe à la nature et décline sa fascination jusque dans les profondeurs aquatiques. Plusieurs années ont été nécessaires à la mise en oeuvre de sa mythologie personnelle, de Délos aux calanques de Sormiou, retour aux origines. Il en découle une recherche visuelle qui aboutit à l’univers photographique de « Naïades Néréides ». Ce travail sera présenté à l’Espace Jörg Brockmann avec 42 photographies féériques, exposées dès le 10 juin 2010.









